| (Deux-Sèvres) |
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Un édifice roman... L'église se distingue de ses voisines par la richesse de son décor sculpté. Dans la façade s'ouvre un beau portail inscrit entre deux arcades aveugles ; trois colonnes supportent ses voussures ornées de losanges, pointes de diamant, boutons, palmettes et billettes. Un des chapiteaux montre une tête humaine encadrée de deux serpents entrelacés. Des faisceaux de contreforts-colonnes rythment l'extérieur du chevet dont l'aspect évoque la Saintonge. La sculpture y est surtout ornementale mais quelques chapiteaux acceptent peut-être une interprétation symbolique. Parmi les animaux, lions et oiseaux - qui dominent dans le Poitou roman - sont les plus représentés. Il existe aussi un lapin. Trouvez-le ! A l'intérieur, la nef de trois travées vient se lier sans l'intermédiaire d'un transept à un choeur profond terminé par une abside en hémicycle. Le sanctuaire est mis en valeur par la différence de largeur avec la nef. Ses trois baies, ornées d'un tore "limousin" et de dents de scie, s'ouvrent sous des arcades encadrées de courtes colonnes coiffées de chapiteaux. En 1740, la nef a été couverte d'un plafond en bois, lui-même remplacé par une voûte de boiserie en anse de panier dans sa première partie ; la seconde partie, attenante au choeur, a été refaite en 1912-1913. Le sanctuaire est doté d'une voûte de pierre en berceau terminé par un cul-de-four. |
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Le Christ du mur sud, selon une disposition autrefois habituelle, faisait face à la chaire à prêcher qui a disparu. A remarquer encore, le curieux bénitier (19e s.) qui présente une scène de Péché originel, l'arbre servant de support à la vasque (10). Le geste de se signer avec l'eau bénite, à l'entrée d'une église, rappelle l'eau baptismale et sa riche symbolique : au péché originel, qui éloignait à jamais de Dieu, s'oppose le baptême, qui marque l'entrée dans l'Eglise. Au pignon de la façade, juste sous la croix antéfixe qui le couronne, s'ouvre une petite baie dans laquelle oscille l'unique cloche. Regardez bien : la pierre est usée par le mouvement. Tout l'Evangile est ici résumé : Dieu, inlassablement, invite les hommes à entendre sa parole et, par la croix de Jésus-Christ, les appelle vers l'éternité. |
| © PARVIS juillet 2006 réalisation : atelier HISTOIRE ET FOI Centre théologique de Poitiers |
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