"Je suis la porte ; si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé..."
(Evangile de Jean 10, 9)
De l'église Notre-Dame-de-la-Couldre, n'est visible de nos jours, sur la rue de la Citadelle, que la base mutilée de sa façade. La beauté de ces restes fait regretter la disparition d'un édifice roman qui s'élevait entre les remparts, non loin de la collégiale Sainte-Croix.
Des vestiges - dans une propriété privée - dont certains peuvent remonter au 11e siècle, laissent penser que l'église comprenait une abside en hémicycle, un transept avec deux absidioles, et une nef à collatéraux.
Après les ravages des guerres de Religion, elle devient, à partir de 1624, l'église des religieuses ursulines et restera en bon état jusqu'à la Révolution.
Elle est alors vendue et en grande partie démolie pour un projet d'atelier. Les héritiers de l'acheteur la revendront en 1847 aux ursulines de Chavagnes qui ouvrent une école et resteront jusqu'en 1903.
En 1922, la propriétaire du moment cède à un antiquaire de passage des sculptures entassées dans un jardin et dont certaines étaient déjà classées. L'affaire déclencha un scandale. Elles sont maintenant revenues au musée du Louvre, une seule restant aux Etats-Unis.
En 1947, reviennent les religieuses de l'Union chrétienne, déjà installées à Parthenay en 1686 par le prévôt de Saint-Laurent.
La façade date du 12e siècle et se compose d'un portail en plein cintre dépourvu de tympan, comme toujours en Poitou, séparé, par des contreforts-colonnes géminés, de deux arcades latérales aveugles, plus élevées. Son icongraphie et son style évoquent l'art roman de la Saintonge.