Foire aux questions

 

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L'Eglise est-elle subventionnée ?

Depuis la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat en 1905, l'Eglise ne reçoit rien de l'Etat, sauf dans les départements du Haut-Rhin, du Bas-Rhin et de la Moselle, qui sont sous le régime du Concordat. A ce titre, les finances de l'Eglise de France sont très différentes de celles des pays voisins où l'Eglise locale obtient des ressources par l'impôt.
Par ailleurs, l'Eglise ne reçoit rien du Vatican. Au contraire, chaque diocèse contribue à soutenir les missions apostoliques de l'Eglise universelle en versant à Rome le produit de deux quêtes annuelles appelées "Denier de Saint Pierre".

Combien "gagne" un prêtre ?

En 2010, les prêtres percevaient une allocation mensuelle nette de 828.14 € dont 520.20 € étaient assurés par le denier de l'Eglise, et le reste, par les offrandes (messe et autres). Le logement étant par ailleurs assuré.
Tous les prêtres - y compris l'évêque - perçoivent le même traitement.

Le diocèse a-t-il un parc immobilier ?

La richesse immobilière de l'Eglise est une pure, mais tenace illusion. Le diocèse ne peut pas, selon ses statuts, posséder d'immeuble de rapport, mais seulement ceux qui sont nécessaires à ses propres activités (logements des prêtres, locaux d'activités pastorales, séminaire, évêché, maison de retraite sacerdotale, etc...)
Son parc immobilier est uniquement une source de dépenses importantes (réfections, entretien, impôts, assurances...), sans contrepartie de recettes.
Les églises et bâtiments qui existaient avant 1905, sont propriété de la commune, où de l'Etat. Par contre, tout ce qui a été construit après 1905 est à la seule charge de la paroisse ou du diocèse (38 églises et chapelles, 92 presbytères et salles, autres bâtiments, calvaires).

Combien y a-t-il de salariés laïcs dans le diocèse de Poitiers ?

Le nombre de salariés laïcs (non-prêtres), dans le diocèse est en constante augmentation. En 2009, ils étaient 137 (91.10 équivalents temps-plein) dont 71 animateurs pastoraux.
Les permanents laïcs perçoivent un traitement légèrement supérieur au SMIC.