Saint André-
Hubert Fournet

1752 - 1834


de Madeline Guillebault

      La lettre d'André-Hubert Fournet présentée dans la préface est datée du 29 février 1804. Le prêtre a 52 ans ; il a été nommé, il y a vingt-deux ans, curé de la paroisse Saint-Pierre, à Maillé, dans le diocèse de Poitiers. Derrière l'accent de sincérité et d'humilité de ce texte, se divine l'homme affronté aux complexités de la vie et sourtout le prêtre qui, comme tous ceux de ce pays et de cette époque, a dû se frayer un chemin difficile dans une Eglise de France en recherche. Depuis près de vingt ans, les cas de conscience aigus n'ont pas manqué à ses fils les plus dévoués et les plus clairvoyants et de nouveau la situation n'est pas limpide.
      Tant d'évènements se sont déroulés depuis les premières années de sacerdoce d'André-Hubert Fournet, où faste et misère, corruption et sainteté, injustices et générosités se mêlaient en cette Eglise de France de l'Ancien Régime alors apparemment si puissante.
  
2005
280 pages - 12 euros

      Lui, était devenu prêtre. De nombreuses causes secondes et de nombreux moyens humains avaient servi de supports à l'appel de Dieu. Il s'était engagé dans une vie pour laquelle il ne se sentait pas fait de prime abord. Cependant, c'est dans la foi et conscient de sa responsabilité, qu'il avait accueilli de son évêque un ministère auquel il entendait bien consacrer sa vie.

      Aujourd'hui, après trente ans de sacerdoce, le voici envahi par le doute devant un autre évêque de Poitiers.
      André-Hubert Fournet regarde le crucifix posé au coin de son secrétaire... C'est dans la foi qu'il puisera lentement sa ligne de conduite. L'humilité et la prière lui permettront de trouver l'apaisement et, face à la réalité concrète de sa paroisse, d'accepter, non sans souffrance, d'obéir aux accords du Concordat.