4- Consentir à l'autre
(Fidélité et pardon)Aujourd'hui et la prochaine fois, nous abordons un sujet particulièrement difficile et délicat, qui risque de toucher tel ou tel d'entre vous. Quand nous sommes dans l'empirée de la théologie morale, les choses sont relativement simples, mais nous allons méditer très concrètement le consentement à l'autre et la fidélité.
Vous qui êtes mariés, vous avez échangé vos consentements. Comme le Christ l'explique dans l'Evangile de Saint Mathieu : que votre oui soit oui, tout le reste vient du mauvais.
Nous parlerons de la fidélité, de l'indissolubilité du mariage. Ce sont là deux sujets complexes, non pas tellement sur le plan intellectuel, mais parce qu'ils touchent tous les deux la vie réelle d'hommes et de femmes.
Vous savez que nous atteignons environ 45 % de divorces par rapport aux mariages célébrés aujourd'hui, en France. Je pense, pour ma part, qu'un bon nombre pourraient être évités. Il y a beaucoup de raisons de divorce qui sont des raisons apparemment superficielles, mais parce qu'elles sont des raisons symboliques, elles deviennent invivables.
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Alors, que faire ?
- Si l'Evêque rappelle la doctrine, on dit qu'il juge. Un certain nombre de personnes se sentent à tort ou à raison blessées. Le but d'une homélie est d'essayer de nous convertir et non pas de nous blesser.
- Si l'Evêque ne dit rien, il peut devenir complice de cette déliquescence des moeurs que, périodiquement, des censeurs inutiles se plaisent à dénoncer.
On dit volontiers que l'Eglise juge. Est-ce si sûr ? Est-ce évitable ? Et on se réfère, avec une lecture très sélective de l'Evangile, à un Christ qui n'aurait jamais jugé.
J'aurais voulu, pendant ces années d'homélies, vous mettre en garde contre des simplismes qui ne confortent que notre paresse intellectuelle. De fait, le Christ a bien dit dans l'Evangile : "Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés (Mt 7,1). Et même dans Saint Jean, il va plus loin encore, quand il affirme : "Moi, je ne juge personne (Jn 8,15). Alors se pressent devant nous tant de visages que nous imaginons, et qui sont réels :
- Marie-Madeleine,
- la femme adultère qu'on allait lapider, cette pécheresse (Jn 8, 3),
- et celle qui vient en larmes arroser les pieds du Christ et les essuyer de ses cheveux (Lc 7, 38).
Une miséricorde, semble-t-il, sans frontière. Mais ce Christ qu'on aime tant voir ne pas juger, comment pourrait-il encore être lumière ? Comment pourrait-il guider une vie, s'il ne nous montre pas un chemin sûr, qui arrive véritablement jusqu'au coeur de Dieu ?
Si vous renoncez à juger, cela veut dire que vous renoncez à apprécier et si vous renoncez à apprécier, cela veut dire que vous ne savez pas où vous allez.
Est-ce que le Christ, pour autant, nous laisse dans le flou sous prétexte de caresser des coeurs dolents ? Va-t-il mépriser la dignité d'un homme qui a besoin de savoir si oui est oui, si non est non ?
Car le même Christ est également celui qui a dit : "le Père m'a remis tout jugement, mais le jugement que j'exerce, il est juste, car je juge à partir de ce que j'entends (Jn 5, 30).
Comment concilier la double affirmation d'un Christ qui ne juge pas et d'un Christ qui est, effectivement, le juge ? On ne peut pas laisser simplement aux tympans des cathédrales un Christ en majesté, qui attend le moment du jugement dernier, pour faire savoir où est la vie et où guette la mort, quel acte rapproche du salut ou en écarte.
Nous posons sans doute très mal le problème, par des oppositions roides et rétrécies.
Il importe de comprendre aujourd'hui que le jugement du Christ n'est pas un jugement extérieur. Quand il nous dit : je juge d'après ce que j'entends (Jn 5, 30), il renvoie à cette réponse étonnante que le Roi de la parabole des talents avec les trois serviteurs, rétorque au troisième, qui a enfoui son talent, qui n'a rien fait et qui dit à son maître : je te tiens pour un maître dur qui récolte là où il n'a pas semé et qui moissonne là où il n'a pas planté. Le maître de lui dire : Serviteur, je te juge sur ta parole (Mt 25, 24).
C'est dire qu'en quelque sorte, nous-mêmes instruisons notre propre procès. Nous faisons à nous-mêmes notre examen et notre jugement. Notre conscience nous accuse ou nous disculpe, écrit Saint Paul (Rm 2, 14-15). C'est notre parole qui nous juge. Le problème est de savoir quelle parole nous prononçons. Quand on connaît les subterfuges, les détours, les camouflages du langage et des mots, quand parlons-nous vraiment ?
Cette question inévitable du jugement ne porte pas simplement sur une distinction vraie, en gros, mais finalement très superficielle, qui prétendrait que le Christ ne juge pas les personnes mais juge des actes. Le jour ou vous aurez rencontré un acte qui se promène sans personne, dépêchez-vous de me prévenir. Car l'acte est bien l'expression d'une personne. Une personne qui n'agit pas, qu'est-elle ?
La position évangélique est beaucoup plus subtile, puisque c'est de nous-mêmes, par l'intérieur, que notre propre jugement, c'est-à-dire notre adéquation à la volonté de Dieu, est manifeste ou pas.
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Le livre du Siracide (15,15) reste encore relativement simple quand il affirme que devant nous est posé un choix et qu'en ce sens là, dans le problème fondamental du mariage, notre liberté est en cause et que nul ne peut être infidèle s'il ne le veut pas, continue le texte. Est-ce si simple ?
Cet homme qui avait librement dit "oui" à son mariage, par quelle pulsion était-il mené quand, en 15 ans, il a connu, entretenu avec une sorte d'incapacité de s'en défaire et de choisir, trois liaisons successives ? A qui a-t-il dit oui ? A sa femme ? Oui.
Pas seulement. Car en examinant, 15 ans après, après des heures de conversation, la parole qu'il avait dite, ce n'est pas à sa femme qu'il avait dit oui, mais à sa mère décédée quand il avait 2 ans et qu'il avait inlassablement recherchée à travers des figures féminines dont, évidemment, aucune ne correspondait à la défunte.
Qui avait-il vraiment aimé ? Son épouse ou la disparue inlassablement, désespérément mais inconsciemment recherchée ?
Et cette épouse pas très chrétienne puisqu'elle n'avait pas communié à sa messe de mariage, mais qui s'est convertie. Avec l'ardeur des néophytes, elle a épousé une spiritualité du mariage, d'une rigueur, d'une hauteur, d'un idéalisme qui le rendait impraticable pour son mari. Matériellement, spirituellement fidèle, elle a rendu la fidélité profonde, invivable et impossible à un conjoint qui avait épousé une femme mais pas un ange, qui avait épousé sa conjointe, mais pas une théoricienne de la vie sexuelle matrimoniale. Elle avait oublié qu'il ne suffit pas de penser juste, il faut penser de manière acceptable.
Saint Paul (Rm 14,16) écrit cet avertissement que je m'adresse à moi-même en premier : "Ne faites pas médire de votre bien".
Un prêtre ne peut pas célébrer l'Eucharistie en vous oubliant, sinon il tue la liturgie ; de la même manière, on ne peut pas avoir des idées sur le mariage indépendamment du conjoint.
On voit comment,
- d'un côté, une recherche désespérée
- et de l'autre un élan idéaliste impraticable,
bloquent la liberté de la rencontre et de l'échange.
Le temps n'est plus, certes, où l'on arrangeait les mariages. Difficile liberté. Je sais des femmes qui ont été mariées, sans trop de consentement de leur part, et qui 20, 25 ou 30 ans après, les enfants élevés, le mari arrivant à la retraite, se disent : qu'est-ce-que j'ai fait de ma vie ? J'ai été engagée dans une aventure dans laquelle, au fond, je n'ai jamais profondément été partie prenante.
Ne nous y trompons pas, ces obstacles à la liberté se retrouvent dans d'autres conditions.
Peut-on dire aussi facilement que tels ou tels jeunes qui vivent en cohabitation juvénile parce que ça se fait.. qui sont reçus par les copains parce que la bande d'amis s'entend bien... et qui, spontanément, naturellement quand ils veulent faire un enfant se retrouvent devant monsieur le maire et monsieur le curé... soient beaucoup plus libres ? Nous avons peut-être changé un conformisme social par un conformisme groupal.
Quel est la réalité de la liberté ? Avons-nous raison de parler si vite, en ces domaines, de liberté ? Comme si un moment elle était là, pure, simple, évidente, nue, entière ! Etre libre ce n'est pas être dégagé des contraintes. Etre libre c'est, avec ces contraintes, apprendre à se libérer progressivement.
Ils seraient profondément surpris, cet homme aux trois liaisons et cette convertie, si on leur disait que leur liberté avait progressé sans l'autre. Nous retrouvons ici le mot fameux si important, mais si méconnu, de Saint Paul d'être "soumis" les uns aux autres (Ep 5, 21).
Que s'est-il passé dans ces deux cas ? Il s'est passé que chacun a suivi son propre itinéraire. L'un, inconscient, d'un désir immaîtrisé, et l'autre, étincelant, d'une conversion individuelle.
Mais l'autre, le conjoint ?
Le problème tout simple, premier, évident du consentement à l'autre n'a jamais été posé, sinon comme la conséquence d'une autre recherche. Ce n'est pas le conjoint qui a été recherché, alors que c'est l'objet premier du sacrement de mariage, mais
- dans le cas de la néophyte la conformité à une théorie spirituelle
- et dans le cas de lautre homme le suivi d'une quête impossible.
Et le conjoint ?
Au contraire si l'on pose en premier que nous avons à nous libérer, nous découvrons que l'autre est indispensable à notre propre liberté.
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Consentir à l'autre.
Peut-être serait-il sage de reprendre les premiers pas de Saint Augustin : "J'aime aimer, je m'aime aimant". Effectivement, quand on aime, on se sent grand, noble, fort et généreux. On a l'impression d'exister. On est plein de grands sentiments. Aimer fait plaisir. Aimer fait exister parce qu'aimer donne une bonne conscience de soi.
Mais ce qu'on aime, dans ce cas, Augustin l'a bien montré, ce n'est pas l'autre, c'est l'image que j'ai de moi-même en train d'aimer l'autre. L'autre n'est jamais que le miroir dans lequel je contemple la grandeur de mes sentiments et l'ardeur de ma générosité.
Aimer, comme souligne Augustin, commence par aimer l'image qu'on se fait de l'autre. Car la première rencontre n'est pas aussi libre qu'on le croit. Elle n'est jamais réellement par hasard. Si nous savions quelles recherches, quels désirs gisent au fond de nous, si nous pouvions scruter notre inconscient, nous saurions que ce n'est jamais par hasard que nous faisons telle ou telle rencontre. Par conséquent la personne que nous aimons répond à un besoin que nous avons au fond de nous. Ce que nous recherchons en elle, c'est la réponse à ce besoin.
D'où inévitablement la bienheureuse et nécessaire crise, qu'on appelait autrefois la fin de la lune de miel : quand on s'aperçoit que l'autre est "autre", quil n'est pas nécessairement la copie conforme du conjoint que j'avais espéré... que l'autre n'est pas là d'abord pour satisfaire mes propres besoins inconscients, que l'autre résiste, que l'autre existe pour lui...
Beaucoup de divorces, ont lieu avant cinq ans de mariage. C'est sur ce premier obstacle que butent tant de jeunes couples, sur le fait que le conjoint n'est pas celui ou celle qu'on avait imaginé. Il est "autre" que moi je m'imagine qu'il soit "autre".
Si c'est moi qui décide comment l'autre doit être, je le dessine, je le façonne, je le construis, je le recrée à partir de moi. L'autre de moi c'est encore une façon d'être moi. Mais l'autre, n'est pas comme cela. Il est lui, il est elle, avec son histoire propre.
Ce à quoi il faudrait consentir en ces conditions, ce qu'il faudrait accepter et qui est très crucifiant (il y a des larmes), c'est que je ne sais pas aimer. C'est l'autre qui doit m'apprendre comment l'aimer. C'est à l'autre de me dire comment il accepte que mon amour le rejoigne, seul l'autre peut me dire, me révéler qui il est.
L'amour passe alors par une crise qui est celle dont parle Saint Paul quand il parle de soumission. Si fort que soit mon amour, si ardent mon désir de l'autre, je dois accepter que l'autre soit qui il est et non pas comme je le rêve. Je dois accepter, consentir à l'étrangeté de l'autre qui est cependant le plus proche, le plus aimé et le plus cher.
Cet amour qui se dépouille de ses représentations, de ses images, de ses idées, suit le même mouvement que la foi qui doit traverser le désert de la nuit pour rencontrer le Dieu qui nous attend et non pas les idées que nous nous en faisons.
C'est justement à ce moment-là qu'arrive quelque chose de très fondamental. Tant qu'il s'agit de paroles, de dialogues, on avance vers l'autre, mais arrive un temps où les paroles ne suffisent plus. On s'aperçoit que dans l'échange, dans la relation, d'autres choses se disent de manière plus symbolique. D'un seul coup, un détail, un rien, une bricole vont prendre une importance démesurée en comparaison de leur réalité concrète. Ce mari qui, tous les soirs, en rentrant a besoin de s'asseoir, de jeter un coup d'oeil sur le journal, pour seulement après, dire bonjour tendrement à sa chère épouse. Un petit rien sur lequel pendant les deux premières années de mariage elle avait passé avec tendresse, un jour devient insupportable, invivable. Parce que la rencontre, la fréquentation font que ces symboles de la vie, ces minuscules gestes qui, sur le plan verbal et intellectuel, sont de peu de contenu, traduisent des attitudes existentielles radicales. Sil commence par lire le journal, c'est quil ne m'aime plus, il ne m'aime plus comme avant !
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En un sens tant mieux ! L'amour est obligé de s'approfondir. C'est le seul moyen de grandir. C'est sur ces symboles que se lèvent tellement d'incompréhensions et de disputes. A travers ces symboles, qu'il faut respecter très soigneusement car ils disent plus que les narrations que lautre fait de son existence, sexprime l'important, l'indicible, l'essentiel. Ils révèlent le mystère de l'autre. Et, d'un seul coup, se montre aux yeux de la personne qui aime, que l'autre ne sera jamais totalement transparent, que l'amour est une réalité nocturne parce que, plus il avance, moins il peut pénétrer le mystère, le secret de cet autre. L'amour se sent terriblement pauvre car ce sont les gens qu'on aime le plus dont on sait parler le moins bien.
Au début, on remplit des pages, des lettres, des carnets intimes puis arrive ce moment du silence, parce quaimer c'est consentir au mystère de l'autre, c'est se sentir pauvre devant lui.
Le mariage est le sacrement de cette pauvreté qui contemple un mystère dans lequel, quel que soit l'échange, la bonne volonté et l'ardeur, le partage et l'amour, on ne peut jamais pénétrer.
C'est cet élan de l'amour quil faut évoquer pour découvrir ce mystère et laisser l'autre advenir devant nous. Le mariage comme naissance, comme aube, comme matin de Pâque, quotidiennement renouvelé : Dieu est celui qui naît à chaque instant.
Ce mariage-là est, dans sa pauvreté, dans cette espèce de fragilité de la contemplation, à la fois très proche de l'acte de croire et en même temps le plus vrai.
Il faut se libérer l'un par l'autre pour arriver à cette contemplation du mystère, à cette acceptation de l'autre comme autre, sur qui on ne peut jamais mettre la main, qu'on ne peut réduire à son image, ni jamais contraindre à se révéler contre son gré. Oh ! le problème du pouvoir ! Lamour passe par la démise de soi.
Dans cette fragilité se tient, me semble-t-il, le chemin qui permettrait d'éviter tant d'incompréhensions, tant de ruptures inutiles, tant de maux qu'on se fait l'un à l'autre, tant de méchancetés. C'est s'arrêter qui devient terrible. On découvre aussi que la fidélité n'est pas l'accaparement et l'entassement de richesses, mais le dépouillement progressif de ce qu'on pense, pour que l'autre existe.
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En quoi ce sacrement de mariage touche-t-il le Christ ?
On croit, quand on parle du sacrement de mariage, qu'il suffit de parler du Christ épousant l'humanité, nous en reparlerons. Mais d'abord le Christ est un avec son Père. L'union la plus intime, la plus personnelle est l'union du Fils avec le Père, du Christ avec notre Dieu. Le Christ révèle Dieu, mais sans en violer le mystère intime. Il le révèle comme au-delà des mots, au-delà de ce qu'il en dit, au-delà des gestes qu'il accomplit, au-delà des oeuvres qu'il fait.
C'est ce Christ, contemplant le Père dans le silence des nuits dans la montagne et offrant sa vie au Père dans le silence absolu de sa mort.
C'est ce Christ qui, abandonnant tout, jette sa confiance vers ce Père, au-delà de tout mot, de toute parole, alors qu'il est lui, le Verbe.
Le sacrement de mariage tient d'abord dans cette union intime que le Verbe incarné révèle, mais qu'il révèle comme jamais terminée, comme inaccessible, comme au-delà de nos emprises. C'est là où l'exemple du Christ éclaire le sacrement de mariage.
Le mariage est d'abord la découverte de l'autre, la révélation commune d'un homme et d'une femme, dans leur propre mystère, dans leur mystère inépuisable, jamais terminé, qui est leur propre histoire, avec leur libération pour accéder à la découverte du mystère de l'autre.
Ce faisant, ce Christ nous enfante à l'autre. Aimez "comme" moi je vous aime, face au mystère du Père.
C'est à juste titre que ce Christ qui nous apprend à aimer, a été, à cause de cela, appelé le Christ-Père, par un nombre important de premiers écrivains chrétiens. Dans un texte célèbre, Origène compare Jésus à Adam. De la même manière, dit-il, qu'Adam est le père de la race humaine physiquement, le Christ est notre Père car il nous enfante, il nous engendre à la vie de Dieu, il nous apprend à aimer : Le début de chacune des lignées de ceux qui sont les descendants du Dieu de lunivers, remonte au Christ qui, après le Dieu et Père de lunivers, est ainsi le père de tous les hommes, comme Adam est le père de tous les hommes (Origène : Des Principes, IV, 3-7)
Christ-Père de tout amour.
Christ, fondateur du mariage dans son union au Père. Car le Fils bien-aimé consent totalement à son Père.
(avril 2000)