L'homme est capable de commettre des actes de mort. Il est capable d'accomplir le mal, c'est le péché. Mais le péché relève de la conscience, de la volonté, de la liberté de l'homme.
Il reste que l'homme rencontre aussi des malheurs devant lesquels sa liberté n'est absolument pas concernée. Les tremblements de terre existent et il peut en être victime. Des accidents arrivent, qu'il n'a pas tous causés. La maladie survient très souvent sans qu'il n'y puisse rien, même si l'on doit ménager au psychosomatique une influence inconsciente parmi les causes des maladies, mais c'est là un domaine encore imprécis.
Comment réagir devant le malheur dont nous ne sommes pas la cause ? Ce malheur, maladie ou accident, peut provoquer en nous des réactions contraires à la foi, des réactions ordinaires, spontanées, irréfléchies peut-être, mais réactions dans lesquelles la foi est nécessairement compromise, parce quelle y est entraînée, de tout notre être.
Ne croyons pas que la foi soit un domaine éthéré. Elle est une réalité profondément incarnée dans notre existence. Tout ce qui arrive dans notre histoire touche à la foi.
- Nous connaissons des gens qui ont quitté l'Eglise et sont partis révoltés, parce qu'un membre de leur famille, un ami, était décédé dans un accident ou emporté, comme disent les nécrologies, à la suite d'une longue et cruelle maladie.
- A l'inverse, nous savons des malades enfouis dans une résignation et une passivité qui affligent aussi bien leur entourage que le corps médical.
Est-ce là des attitudes qui conviennent à un croyant ?
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La réponse se trouve dans ce sacrement, si peu connu, si mal pratiqué, qu'on appelait hier l'Extrême onction (on va voir pourquoi), et qu'on appelle aujourd'hui, plus pudiquement, encore que la dénomination ne soit pas précise, le Sacrement des malades. C'est le sacrement qui nous permet de réagir chrétiennement devant le malheur.
Ce sacrement puise son existence dans les dernières lignes de l'épître de Saint Jacques : "Si l'un des frères est malade, qu'il fasse venir les anciens de lEglise, ils feront sur son corps une onction d'huile et ils prieront pour lui... Le Seigneur le rétablira, et, sil a commis des péchés, ils lui seront remis (5, 14-15).
A partir de là, l'onction d'huile, ce geste courant dans l'antiquité du Moyen-Orient, se répand, associé à des prières plus ou moins sacramentelles. L'époque ne permet pas de discerner, comme aujourd'hui, ce qui était spécifiquement sacramentel de ce qui était uniquement un acte de prière.
Il y a trois étapes intéressantes à connaître. (Pardonnez moi ce cours d'histoire un dimanche soir).
La première étape, nous la trouvons chez Césaire d'Arles. Césaire d'Arles intéresse Poitiers puisque la règle du couvent créé par Sainte Radegonde était celle que Césaire d'Arles avait donnée à Césarie, sa sur, pour son propre monastère. C'est donc la même époque, fin du VIe siècle.
Césaire explique : ... qu'il est indispensable de donner ce signe chrétien aux frères malades pour les détourner des pratiques magiques et superstitieuses du paganisme.
Je ne dis pas que c'est le fond du sacrement, mais voilà une pratique qu'il serait intéressant de retrouver aujourd'hui quand on voit le nombre de médecines parallèles plus ou moins étranges, quand on voit le goût du merveilleux de notre époque, la recherche du miraculeux... on se dit qu'un vrai sacrement des malades ne ferait pas de mal à la logique qui doit normalement présider au diagnostic et aux soins d'une maladie.
Avoir un sacrement pour nous préserver des tentations, des pratiques païennes et de la superstition est tout aussi indispensable à notre époque qui se veut technicienne, qu'au temps de Césaire d'Arles que l'on croit volontiers archaïque et crédule.
Deux siècles plus tard, en Espagne, une intuition s'est faite jour dans les prières centrales de ce sacrement.
On est dans ce qu'on appelle l'Espagne wisigothique, c'est-à-dire ce mélange de populations malmenées par les invasions barbares et des fonds de peuples hispano-romains qui composaient à l'époque le coeur et le nord de la péninsule ibérique.
On voit apparaître là deux expressions fondamentales :
- La première l'huile, est appelée le Saint Chrême (il n'est pas sûr que ce soit le même que le nôtre), qui pénètre jusqu'au coeur de nos entrailles. Il s'agit donc d'un sacrement qui touche la totalité de la personne, dans ses entrailles mêmes, le fruit de ses entrailles comme dit le "Je Vous Salue Marie", c'est-à-dire la présence du Christ dans la personne. C'est une intuition fondatrice, mais qui va être recouverte par les siècles ultérieurs.
- La seconde intuition wisigothique est l'invocation à l'Esprit-Saint qui est discerné à la fois
. comme Créateur, point tout à fait décisif,
. et comme celui dont la vigueur, la puissance pénètrent la totalité de la création.
Ainsi s'exprime une prière du VIIIe siècle en Espagne.
Il y avait donc une double intuition :
- L'intuition que ce sacrement concernait la création
- et dans la création, l'uvre spéciale du Saint-Esprit.
Malheureusement, ailleurs en Europe, donc chez nous, s'est répandu ce que l'historien bien connu, Jacques Le Goff, appelle l'immobilisme angoissé du moyen-âge : c'est la hantise du péché qui a été première. Il en résulte deux conséquences.
La première fut l'addition de trois sacrements au moment ou la vie est en péril :
. le sacrement de la pénitence et de la réconciliation,
. le sacrement des malades
. et l'Eucharistie comme viatique.
Il en reste, dans les journaux d'aujourd'hui, décédé, muni des sacrements de l'Eglise.
Comme ces sacrements étaient administrés au moment où la vie était en péril et que chacun ressentait l'angoisse de lagonie, on a retardé de plus en plus la donation des sacrements, moyennant quoi on en est arrivé à donner les sacrements à des personnes dans le coma, parfaitement inconscientes, voire récemment décédées. On retirait au malade la capacité de répondre au sacrement et de faire que le sacrement, comme tout sacrement, le convertisse.
C'est bien l'angoisse des derniers moments qui a fait transiter vers les ultimes secondes ces sacrements, dont le principal dont nous parlons a pris le nom d'extrême-onction. Cette extrême-onction, convenez-en, arrivait extrêmement tard, bien souvent quand il n'y avait plus rien à faire.
Seconde conséquence de cette position, je tiens à vous préciser tout de suite qu'elle n'est pas de foi, vous êtes libres, elle est une opinion commune qu'on va expliquer et qui pose plus de difficultés qu'elle ne résout de problèmes.
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L'opinion commune fait découler les malheurs ; tremblements de terre, tuberculose, cancer, accidents de la route... du péché. D'où l'idée antique que si on pardonne le péché, normalement, la santé doit en résulter. Ce qui n'est pas, avouons-le, une constatation fréquente. Il était inévitable d'avoir cette pensée en un siècle où il n'y avait aucune éthologie, où l'existence des microbes, des virus, était totalement ignorée. Comment expliquer le malheur, sinon comme punition, quand on n'a aucune autre explication ?
Faire dépendre le malheur du péché, faire dépendre une réalité physique d'un mal moral, est le dernier avatar d'une explication quand l'intelligence bute sur l'incapacité à comprendre les causes du malheur.
C'est une mentalité très courante. Lorsque quelqu'un tombe malade ou qu'un malheur arrive dans sa famille, on entend l'expression : "Mais qu'est-ce-que j'ai fait au bon Dieu pour avoir un tel accident ?" On n'a rien fait au bon Dieu.
Pourquoi est-ce si difficile à admettre ? On peut comprendre la raison tirée du fait qu'il n'y ait pas d'autre explication. Mais on doit affirmer clairement que l'ensemble de la Révélation biblique va à l'encontre de cette théorie.
Au sujet de la création, il n'est écrit nulle part dans la Bible que la création fut parfaite. Elle est dite bonne c'est déjà beaucoup, en particulier par comparaison avec tous les mythes qui entouraient la Bible. La perfection ne peut dépendre que d'un état final auquel nous avons collaboré. Si la création était parfaite au départ nous n'aurions plus qu'à la subir, on n'aurait rien à en faire sinon la vivre telle qu'elle est. L'exercice de notre liberté serait réduit à l'acceptation pure et simple d'un idéal auquel nous n'aurions point participé.
Pour un être libre, la perfection est à la fois donnée et accomplie par sa liberté. Pour une liberté il n'y a de perfection qu'à la mesure où elle participe à l'émergence de cette perfection. C'est tout le passage de l'homme image de Dieu, à ressemblance de Dieu, d'une création bonne, à l'état du Royaume qui, lui, sera parfait.
Nous allons vers la perfection. Quand Adam doit cultiver la terre, quand le psaume 115 nous dit que cette terre Dieu l'a remise aux hommes, c'est pour nous faire comprendre que nous marchons vers un état dont nous sommes en grande partie responsables. D'ou l'engagement du chrétien dans ce monde. Nous ne subissons pas fatalement une histoire. L'histoire est le lieu où nous collaborons, par grâce, à la venue du Royaume.
Cette idée explique pourquoi le Christ va par trois fois dans l'Evangile, disjoindre le péché du malheur.
La première fois c'est à propos d'architecture.
La tour de Siloé s'abat et écrase des gens. Ce n'est pas parce qu'ils sont de plus grands pêcheurs, c'est que l'architecte n'a pas fait son travail ou que le maçon a mal construit. Le Christ renvoie l'éboulement de la tour à des raisons qui n'ont rien à voir avec les péchés des victimes (Lc 13, 4).
Il peut y avoir des raisons politiques.
Quand le Christ dit : rappelez-vous Pilate qui a massacré les Samaritains qui allaient offrir un sacrifice, ce n'est pas à cause des péchés des Samaritains, c'est que Pilate a pris un coup de sang. On ne peut pas faire remonter le malheur de l'exécution des Samaritains à un péché qu'ils auraient commis (Lc 13, 1-2).
Troisième exemple encore plus net.
Dans Jean 9, Jésus, arrivant au temple voit un aveugle-né. La mentalité du temps voulait quun enfant qui naissait aveugle était la punition vivante d'un péché de ses parents, ou d'un péché qu'il aurait involontairement commis dans le ventre de sa mère. Il fallait qu'il y ait péché.
Or le Christ dit : "ni lui, ni ses parents n'ont péché" (Jn 9, 3). Sa cécité de naissance n'est pas du domaine du péché. Elle est un malheur dont nous connaissons plus ou moins les causes, les raisons physiologiques, et parfois, à cause de cette connaissance, les remèdes à y porter.
Le malheur, l'accident, n'ont pas pour cause un péché. Ils doivent être soigneusement distingués du péché. Si le malheur, accident, cataclysme, décès... ont une cause physiologique, matérielle de ce monde et si ses raisons appartiennent à ce monde, il reste un autre problème autrement profond et autrement grave.
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Dieu nous a créés. Nous ne sommes pas Dieu. Notre être, le vôtre comme le mien, reste marqué par la non-nécessité. Je pourrais ne pas être et la face du monde n'en serait pas perturbée. Au plus profond de moi il y a cette précarité, cette non-nécessité, qui conditionne ma vie. Ma naissance n'est pas obligatoire. Essentiellement, je ne suis pas déterminé à être.
S'il y a une destinée de l'homme, elle n'est pas en arrière de lui, elle est devant lui, comme une vocation. A partir du moment où j'existe, je suis appelé à rencontrer Dieu. "Tu nous a faits pour Toi, Seigneur et notre coeur est inquiet, sans repos, tant qu'il ne repose en Toi", écrivait Saint Augustin.
Au point de départ, la précarité est inscrite dans mon corps. Je grandis, je vieillis, je décline et je meurs ; je meurs parfois avant d'avoir atteint la moyenne d'âge de la population à laquelle j'appartiens.
Ceci est écrit dans mon corps. Mais mon corps est aussi l'endroit où je vais inscrire la confiance que je fais à Dieu. Je suis appelé à rencontrer Dieu. Ne pensons pas que l'on puisse rencontrer Dieu impunément, j'ai eu souvent l'occasion de vous le dire.
Passer en Dieu demande que mes limites craquent, que ma finitude se déchire. C'est pourquoi le Christ, alors même quil est sans péché, devait mourir (Lc 24, 26). Passant de son humanité en Dieu, il lui fallait traverser ses limites pour atteindre l'infini de Dieu. Donc le passage en Dieu, puisque Jésus n'emploie jamais le mot mort, son exode, comme il dit dans Saint Luc (9, 31), représente le dépassement de ses frontières, l'écartèlement de ses limites.
Le péché d'Adam et d'Eve n'a pas créé le malheur, il l'a rendu absurde.
La mort, qui était le passage en Dieu, est devenue la fin de la vie terrestre, un mur sur lequel beaucoup de gens butent.
La maladie, qui est le moyen, pour moi de m'appauvrir, de me démettre et d'apprendre la confiance, devient un malheur qui n'a plus de sens, sauf si la foi lui montre qu'en se dépouillant, on atteint Dieu.
Le Christ, lui qui était sans péché, a vécu la condition humaine qui, rencontrant Dieu, ne pouvait que se déchirer. C'est cela qu'Adam et Eve ont refusé. C'est bien là le péché d'origine, le péché qui nous bâtit. La précarité est doublement marquée :
- par la nourriture, je n'ai pas en moi de quoi sustenter mon corps
- et par la mort.
La tentation dAdam et dEve porte sur le fruit d'immortalité, sur la hantise de devenir immortel, déchapper à la mort, vous serez comme des dieux. Péché redoutable ! C'est-à-dire que mon corps, est l'endroit où ma finitude est inscrite, où je la constate ne serait-ce que par mon vieillissement, ma fatigue, la maladie, ma vulnérabilité... Ce corps vulnérable devient l'endroit d'un choix :
- Ou bien la vulnérabilité m'apprend la confiance. Parce que je suis précaire, ma raison de vie n'est pas en moi et ne peut-être que dans un autre, l'Esprit Créateur qui pénètre au fond de mes entrailles, pour me dire : ton corps fragile, ton corps vulnérable est l'endroit où l'immortalité de Dieu va te saisir et rentrer dans tes entrailles, comme disait la prière wisigothique.
- Ou bien, au contraire, je vais refuser par résignation ou par révolte cette précarité.
A ce moment là, l'absurde de la vie s'empare de moi pour soulever en moi le rejet de la foi.
C'est pourquoi le moment du face-à-face avec la mort, le moment de la maladie grave, est un moment dangereux pour la foi. Comment vais-je réagir ?
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Que ce soit très clair : il ne s'agit pas ici d'avoir peur ou de ne pas avoir peur. La peur est un sentiment qui se commande mal. On peut faire confiance et avoir peur. Comme dit Saint Luc, au moment de l'agonie, le Christ a pleuré des larmes de sang et il a connu le dégoût et l'angoisse, écrit Saint Marc (14, 33). Ces réactions ne touchent pas la foi. Socrate n'a pas eu peur devant la mort et Dieu sait qu'il n'était pas chrétien.
Il s'agit d'autre chose de plus profond que la peur ou l'angoisse.
C'est : est-ce qu'au moment où je constate la dégradation de mon existence je vais apprendre à faire confiance ?
Ou : est-ce-que je vais me cramponner obstinément à ces lambeaux de vie qui restent, à une révolte ultime, pour rejeter et me fermer à ce Dieu qui m'attend ?
Tel est bien le problème de l'agonie du Christ. Curieux passage de l'Evangile où le Fils dit : "que ce calice s'éloigne de moi, mais non pas, ma volonté mais la tienne" et qui s'achève dans Saint Luc par cette phrase sublime : "Père, entre tes mains, je remets ma vie, mon esprit". "Je me remets entre tes mains" (23,46). Non pas par consentement lâche à la mort, non pas par résignation, mais dans l'acte suprême de l'abandon à l'Autre. Et la confiance du Fils révèle le Père.
Vous qui êtes mariés et qui aimez, vous avez certainement un jour senti que l'acte le plus libre et le plus beau que vous puissiez faire est de prendre votre vie et de la remettre entre les mains de la personne aimée. Là, ni la vie, ni la mort n'ont prime sur cet acte libre.
Au moment où je touche ma précarité, ma vulnérabilité, est-ce-que je vais être capable, dans un sursaut, de faire confiance à Dieu ? Tu es ma vie, tu es mon avenir.
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Nous ne pouvons pas le dire tout seul. Si nous le disons tout seul, ce serait peut-être encore un dernier acte de gloriole. Le piège est très subtil, comme ces amants qui, orgueilleusement enfermés dans leur amour égoïste, disent à l'autre je t'aime, non pas par confiance en l'autre mais par affirmation de soi. Cette fausse confiance pourrait être, non pas l'acte de remise de sa vie en Dieu, mais être une protestation d'ultime orgueil devant Dieu. Seul je me donne, que tu sois là ou non !
C'est pourquoi il faut que le Christ vienne en nous vivre son agonie. C'est pourquoi il faut que le Christ, qui a connu notre précarité, notre vulnérabilité, notre non-nécessité humaine, vienne en nous, nous donner son acte d'offrande.
Le sacrement des malades est donc ce sacrement, quand la vie est en péril, où le Christ nous apprend à vivre son agonie, pour dire : non pas ma volonté, mais la tienne.
C'est un acte éminemment trinitaire. Il n'a de sens que si je m'abandonne, comme l'Esprit du Fils le remet au Père et comme le Père donne l'Esprit à son Fils.
Les prières wisigothiques avaient raison. Là, ma vie trouve, au moment même où elle est en danger, sa vérité la plus fondamentale. Je suis fait pour Dieu parce que Dieu vient le premier me prendre avec Lui.
Comme là, s'inscrit la vocation de tout homme, la vocation de l'Eglise, la vocation du Corps du Christ que nous sommes, c'est le prêtre qui donne ce sacrement.
Le fait que le prêtre donne ce sacrement au moment où la vie est en péril atteste que toute vie est faite pour être consacrée à Dieu et au sein du corps du Christ qu'est l'Eglise.
A ce moment-là on peut dire la phrase qui a été prononcée sur vous au moment de votre baptême : "tu es prêtre, prophète et roi".
Comme prêtre, puisque le prêtre vient vous marquer de l'Esprit- Saint, vous consacrez votre existence fragile à la beauté, à la grandeur, à la fidélité de Dieu.
Votre amour devient l'acte de foi et d'espérance le plus radical qu'une créature puisse faire envers le Père qui l'a créée. "Père, entre tes mains, je me remets tout entier".
(juillet 2000)