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Les jeunes et l'alcool : danger ! |
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La planète suivante était habitée par un buveur. Cette visite fut très courte mais elle plongea le petit prince dans une grande mélancolie : - Que fais-tu là ? dit-il au buveur, qu'il trouva installé en silence devant une collection de bouteilles vides et une collection de bouteilles pleines. - Je bois, répondit le buveur, d'un air lugubre. - Pourquoi bois-tu ? lui demanda le petit prince. - Pour oublier, répondit le buveur. - Pour oublier quoi ? s'enquit le petit prince qui déjà le plaignait. - Pour oublier que j'ai honte, avoua le buveur en baissant la tête. - Honte de quoi ? s'informa le petit prince qui désirait le secourir. - Honte de boire ! acheva le buveur qui s'enferma définitivement dans le silence. Et le petit prince s'en fut, perplexe. «Les grandes personnes sont décidément très très bizarres», se disait-il en lui-même durant le voyage. Le Petit Prince (Saint-Exupéry) |
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«L'alcoolisation et la violence se manifestent le plus souvent ensemble. Elles signifient une réelle volonté, d'un côté comme de l'autre, de transgresser la loi, de violer le sacré, d'avoir mainmise sur la puissance de vie, autant de perversions qui atteignent l'intelligence au plus profond d'elle-même.... L'action violente est un alcool. L'intelligence qui y a goûté a bien du mal à s'en déshabituer...» Jean-François Six |
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(mot d'un enfant à son père alcoolique) «Papa, je suis heureux que tu sois là, parmi nous, aujourd'hui en cette fête des pères. Je n'ai pas d'argent pour t'offrir un cadeau, mais est-il besoin d'argent pour te dire combien je t'aime ? Bonne fête, papa! Et si c'était toi qui nous faisais un cadeau en essayant de retrouver la santé ?... Nous pourrions à nouveau former une famille unie. Je pourrais te confier mes joies, mes peines, bref, apprendre de toi et devenir un homme en écoutant tes conseils... Quel avenir merveilleux nous pourrions avoir ensemble !» |
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«J'ai trente cinq ans. Je suis un ancien malade alcoolique. Je buvais tout ce qui était alcool. J'aimais boire, mais il y avait surtout l'entraînement. Bien entendu, je buvais dès le matin pour calmer mes tremblements. En état de manque, j'absorbais même du vinaigre d'alcool et de l'eau de Cologne. Mais, en 1988, mon médecin traitant, à qui je m'étais confié, me conseille d'entreprendre des soins. J'ai donc suivi un traitement avec beaucoup de sérieux et de motivation. Alors, un aumônier de la J.O.C., lui-même militant de Vie Libre, me met en contact avec les amis du mouvement. Ces derniers m'apportent un soutien précieux. Je ne bois plus aucune boisson alcoolisée depuis maintenant cinq ans. Le mouvement Vie Libre est désormais ma famille. Malgé les moments difficiles et douloureux durant un an, je n'ai jamais rechuté. Je suis très heureux d'être sorti de ce cauchemar infernal. Je peux dire que l'alcool est un poison mortel et qu'il tue plus vite qu'une cigarette. La vie est un combat pour tous. Il ne faut pas avoir honte de parler de cette maladie avant qu'il ne soit trop tard. Je suis désormais prêt a aider les autres à se sortir de ce problème pour leur redonner le goût de la vie, car la vie est belle. Je participe régulièrement aux activités du mouvement (réunions mensuelles, visites aux hôpitaux ou à domicile). Je vais souvent au centre d'alcoologie et transmets à la section les noms des personnes signalées par le médecin. Je suis toujours prêt à rencontrer d'autres malades, notamment les plus démunis. Toute cette action est indispensable pour consolider ma guérison. Je donne ce témoignage, non pas pour de la publicité personnelle, mais pour dénoncer les méfaits de l'alcool... Nous sommes tous des êtres humains qui aspirons à la liberté et à la communication. Sans le mouvement, je ne serais pas ce que je suis maintenant devenu : un homme heureux, libre et responsable.» |
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«La nuit n'est jamais complète Il y a toujours puisque je le dis puisque je l'affirme Au bout du chagrin une fenêtre ouverte une fenêtre éclairée Il y a toujours un rêve qui veille Désir à combler faim à satisfaire Un coeur généreux Une main tendue une main ouverte Des yeux attentifs Une vie, la vie à se partager.» Paul Eluard |